Plongée : Des sirènes aperçues au large de Phuket

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Plongée : Des sirènes aperçues au large de Phuket Plongée : Des sirènes aperçues au large de Phuket
29 Septembre
13:34 2016

PHUKET : Il y a des varies sirènes ! Et de plus en plus d’apneistes y succombent.



L’instructeur PADI de plongée basée à Phuket Kate Gray, couronnée Miss Allemagne en 2010, a fait beaucoup de ‘mélodie’ il y a quelques années en tant que ‘Kat la sirène’ et a ensuite ouvert la Mermaid Kat Academy à Phuket en 2012.


“J’ai commencé à faire la sirène pour passer le temps puis c’est rapidement devenu un job. Depuis l’ouverture de l’école de sirènes, j’ai enseigné des cours de ‘sirène’ dans de nombreux pays.”

Kat la sirène travaille maintenant en Australie et en Allemagne comme modèle ‘sous-marin’ et artiste, tout en continuant à diriger son école de sirènes, qu’elle vante comme étant la première au monde, tout comme son magasin de sirènes.

“Au cours des quelques dernières années, le nombre de sirènes (femmes et hommes) a considérablement augmenté dans le monde entier. Il y a une très grande variété dans la population des sirènes, des sirènes pour le fun, des artistes, des entraineurs, des modèles, des environnementalistes, des fabricants de ‘queues de sirènes’, et beaucoup d’autres” nous dit Kat la sirène. 

“Pour moi, l’apnée est un élément essentiel. Je suis une instructrice PADI certifiée, ce qui m’aide beaucoup à retenir ma respiration longtemps sous l’eau, pendant que j’exécute mon spectacle ou lors des shootings photos sous l’eau.”

Même si Kat la sirène est devenue un phénomène international, Phuket reste l’endroit où elle porte sa ‘fluke’ (queue de sirène).

“Phuket possède des plages somptueuses et des eaux cristallines. C’était un endroit parfait pour commencer ma vie de vraie sirène” dit-elle.

Melanie Long, ou Melanie la sirène, est une apneiste écossaise qui a également percé en tant que sirène à Phuket, et sa passion pour l’eau l’a inspiré pour passer un diplôme de biologie marine.

“Au début, j’ai travaillé mes capacités à l’apnée pour recréer une image réaliste de sirène. De là, j’ai développé une vraie passion pour ce sport et ai essayé de repousser mes limites pour voir de quoi mon corps était capable” dit-elle. Elle n’a pas gagné mais a offert une prestation remarquable lors des séries du Phuket 'We Freedive Suunto' en 2014.

“Les aptitudes à l’apnée sont essentielles lorsque les sirènes créent des images ou des vidéos sous-marines. J’ai été engagée comme doublure aquatique pour des spots télévisés grâce à mes compétences. Ensuite, tout dépend de la manière dont vous voyez votre carrière de sirène” explique-t-elle.

Nora Galgoczy, ou Nora la sirène, a également débuté sa carrière à Phuket et la poursuit maintenant dans les Caraïbes.

“Ma place est dans l’eau. Je me sens vraiment comme moitié poisson moitié humaine, dans un sens. Les gens pensent que les sirènes n’existent pas, que c’est impossible, mais je veux leur montrer que ce n’est pas impossible et que l’on peut réellement devenir ce que l’on veut” confie Nora.

L’apnée m’a montré que les gens sont souvent inconscients de leur potentiel, et il est vraiment important d’arrêter de se poser des barrières, seulement par manque d’imagination. 

“Il faut avoir l’air à l’aise sous l’eau sans respirer pendant quelques minutes. Sinon, on n’appartient pas à ce milieu. Souvent je plonge rejoindre des ‘plongeurs en bouteille’, au début ils sont surpris de me voir à côté d’eux sans réserve d’oxygène. Ils me font signe et s’attendent à ce que je remonte après quelques secondes pour reprendre ma respiration. Mais non. On peut discerner la confusion sur leur visage lorsque je reste plus longtemps. Plus je reste sous l’eau, plus je me sens bien, et plus ils commencent à penser, pour quelques secondes seulement, que je suis une vraie sirène.”

Nora la sirène a passé quelques années à s’entrainer et à travailler avec We Freedive. Le mois dernier elle a obtenu les certifications d’instructrice en apnée de l’Association Internationale pour le Développement de l’Apnée (AIDA (en français dans le texte)) et du PADI. 

“Les gens font de l’apnée pour différentes raisons : pour explorer, pour repousser leurs limites, pour la compétition, pour avoir l’air cool, comme moyen d’expression etc. Je considère la population des sirènes comme des épicuriens ‘mono-nageoire’ se focalisant sur le côté fun et artistique.” dit-elle.

“En parlant de l’apnée, les gens ne pensent qu’a la durée pendant laquelle on peut retenir sa respiration ou à la profondeur que l’on peut atteindre. La règle, c’est que ces chiffres ne sont que des résultats obtenus après relaxation, technique… En fait pour une sirène ce qui importe c’est l’allure. C’est aussi une performance..”

Article original: Isaac Stone Simonelli

Photo from - Richard Wonka (We Freedive)

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