Les sea gypsies de Phuket découragés par la décision de démolition

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Les sea gypsies de Phuket découragés par la décision de démolition Les sea gypsies de Phuket découragés par la décision de démolitionLes sea gypsies de Phuket découragés par la décision de démolitionLes sea gypsies de Phuket découragés par la décision de démolitionLes sea gypsies de Phuket découragés par la décision de démolition
24 Février
09:38 2017

PHUKET : Plus de 200 sea gypsies se sont regroupés devant un groupe d’intervention composé de 50 officiels, de policiers et de volontaires de la défense civile, afin de prévenir la décision de la cour suprême de démolir deux maisons de tôle.

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Le groupe d’intervention de 50 personnes est arrivé sur place à 10h30, mené par Chanothai Sukphen et Theerasak Eeadchoothong, tous deux experts du bureau de Phuket du département d’application des décisions judiciaires. Etaient également présents le lieutenant-colonel Parinya Tanthasuwan de la police de Chalong et d’officiels du district.

Leur mission, démolir les maisons de tôle de Mahren et Arnan Bangjak, comme l’a ordonné la cour suprême le 21 Octobre 2016.

Les frères Bangjak ne se sont pas présentés à ce rassemblement. Cependant, la communauté des sea gypsies a fait front pour empêcher la démolition.

Suthep Mookdee, 71 ans, un sergent major première classe retraité de l’armée royale thaïe, a expliqué que lui et son jeune frère, Thawee Mookdee, autorisaient M. Mahren et M. Arnan à louer le terrain pour y vivre.

M. Suthep est le propriétaire du terrain enregistré sous le titre de propriété ‘Chanote’ No 92823. M. Thawee, un ancien sous-lieutenant de l’armée, est propriétaire du terrain enregistré sous le titre de propriété ‘Chanote’ No 92822.

La cour suprême fait respecter les droits des deux hommes.

“Le contrat de location était renouvelé tous les ans jusqu’en 2009, quand j’ai voulu réutiliser le terrain. J’ai demandé à M. Mahren et M. Arnan de quitter les lieux, mais ils sont restés” précise M. Suthep.

“Nous nous sommes ‘affronté’ au tribunal pendant sept ans, jusqu’à ce que la cour le suprême prenne une décision en notre faveur en Mars 2016. La cour leurs a ordonné de démolir les deux maisons des deux terrains avant le 21 Octobre 2016. A cette époque nous étions en plein pendant la période de deuil de 100 jours, donc la démolition a été repoussée jusqu’à aujourd’hui” dit-il.

“Le titre de propriété que je détient est légal. Je l’ai hérité de mes parents. Si cet ordre de démolition est changé par la loi, nous respecterons la décision. Si la loi ne peut rien faire, ce titre de propriété ne vaut rien” ajoute M. Suthep.

Satuern Mookdee, un autre jeune frère de M. Suthep et le responsable du conseil culturel de Rawai, a fait savoir le droit de ses frères sur le terrain.

“Si la démolition n’a pas lieu aujourd’hui, je continuerai à faire appel à la justice. Je signalerai à la police tous les sea gypsies qui sont installés sur les terrains de mes frères pour les faire expulser et je signalerai également cela au premier ministre et au tribunal” menace-t-il.

“Les sea gypsies qui ont empêché les officiels de mener à bien la démolition ne sont pas des proches des propriétaires des deux maisons, et leurs actes ont bafoué les droits légitimes de mes frères sur le terrain” ajoute-t-il.

“Mes frères s’étaient entretenus avec ces deux personnes alors que l’affaire était encore en délibération au tribunal et étaient prêts à les payer si ils quittaient les lieux, mais ils sont toujours là. Si les choses ne changent pas, que va devenir notre société. Nous devons respecter les lois” dit M. Satuern.

Cependant, malgré la colère de son jeune frère, M. Suthep a demandé aux officiels de recenser le nombre de sea gypsies vivant dans le village et de construire des appartements que les sea gipsies pourraient louer.

Une sea gipsy en pleurs, qui n’a pas dévoilé son identité et qui a déclaré vivre dans l’une des maisons vouées à la destruction, a dit “Je ne quitterai pas la maison car j’y ai vécu pendant trop longtemps et je n’ai nulle part où aller”

Pire encore, la démolition des deux maisons ne provoquerait pas que l’expulsion de M. Mahren et M. Arnan, ajoute-t-elle, mais d’au moins 20 personnes.

“Plus de dix personnes vivent dans chaque maison” dit-elle.


Article original : Suthicha Sirirat / The Phuket News

Photo from - Suthicha Sirirat

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