La police prête à abandonner la peine de mort dans l’affaire du seastead

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20 Avril
12:23 2019

PHUKET : Les enquêteurs chargés par la Marine Royale Thaïe de la plainte contre l’américain Chad Elwartowski et sa compagne thaïe Supranee Thepdet dans l’affaire du ‘seastead’ construit au sud de Phuket ont indiqué qu’ils ne poursuivraient pas le couple dans le cadre de la Section 119 – qui implique la peine de mort – s’ils ne trouvent aucune preuve que la structure menace la sécurité nationale.



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Le lieutenant colonel Siriwat Inyim, chef adjoint de la Police de Wichit, a déclaré hier soir “Je suis chargé de cette enquête, et j’ai reçu une plainte demandant à la police de poursuivre les suspects dans le cadre de la 119 du Code Criminel.”


“Cependant, et bien que l’enquête ne soit pas terminée, si aucune preuve que ce seastead menace la sécurité nationale n’est établie, je ne demanderai pas au procureur de presser ces charges” dit le colonel Siriwat.


“Je demanderai au procureur de presser des charges beaucoup moins graves, qui n’impliquent pas la peine de mort” a t il ajouté.


Mais le colonel Siriwat a aussi indiqué que même s’il demandait au procureur de presser des charges ‘moins graves’ “Je devrais toujours transmettre la plainte de la Marine à mes recommendation car c’est la procédure.”


La déclarations du colonel Siriwat concernant la possibilité de charges ‘moins graves’ intervient après la sortie du contre amiral Kritsana Kultiya, chef du Troisième Centre de Commandement de la Marine Royale Thaïe basé à Phuket, qui dénonce les déclarations faites en ligne disant que la Marine pourchassait M. Elwartowski et Mme Supranee “pour mettre fin à leurs vies”.


“Nous ne les pourchassons pas pour ‘mettre fin à leurs vies’. Ce n’est pas vrai” dit le contre amiral Kritsana.


“Nous voulons simplement les mener devant la justice, et nous avons transmis ces opérations de recherche à la Police Royale Thaïe et au bureau de l’Immigration  car c’est leur travail. Nous sommes la Marine, nous sommes uniquement concernés par ce qui se passe en mer” a t il ajouté.


“Nous avons porté plainte pour ce crime auprès de la Police de Wichit dans le cadre de la Section 119. Je répète que nous avons le pouvoir de prendre des mesures sur l’eau, mais maintenant c’est le travail de la police et de l’immigration de les retrouver et de les arrêter, pas le nôtre” a expliqué le contre amiral Kritsana.


Les déclarations du contre amiral Kritsana répondent aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse tenue au Provincial Hall au sujet de l’affaire du seastead, qui fait depuis une semaine les unes internationales depuis la cavale de M. Elwartowski et Mme Supranee, craignant la peine de mort.


Le major Tossapon Kitilap, enquêteur du Bureau de l’Immigration de Phuket, a indiqué pendant cette conférence de presse “Nous ne les avons pas encore trouvé. Nous continuons à les chercher, mais nous focalisons nos efforts pour les retrouver.”


Le vice gouverneur Supoj Rotreuang Na Nongkhai a appelé à la mesure dans cette affaire.


“La Police de Wichit enquête sur cette affaire et étudie les preuves avec attention car la peine encourue est très grave.”


“La prochaine étape est de démonter la structure. Nous avons élaboré un plan avec la Marine Royale Thaïe. Le seastead sera saisi et démonté car il se trouve situé à un endroit dangereux à la fois pour lui même et pour les bateaux qui naviguent dans ce secteur” dit le vice gouverneur Supoj.


Le chef des Industries de Phuket, Siwat Rawangkul, accompagné d’autres officiels, a inspecté un chantier naval de Mai Khao mercredi qui a été engagé pour construire le seastead et l’installer en mer, à environ 42 kilomètres au sud de Phuket.


Dans un court rapport, M. Siwat a déclaré que la compagnie propriétaire de ce chantier naval était légale. Les officiels doivent cependant encore contrôle les licences d’exploitation en tant que site de production comme l’impose le Factory Act 1992, a t il ajouté.


Aucune charge n’a été retenue contre l’opérateur du chantier naval, les officiels poursuivent l’enquête, dit M. Siwat.



Article original : The Phuket News


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