Femme et 'officiel du gouvernement' à Phuket

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Femme et 'officiel du gouvernement' à Phuket
16 Novembre
13:47 2016

PHUKET : La vice-gouverneur de Phuket Siwaporn Chuasawad est originaire de Bangkok, mais sa famille a déménagé a Samut Prakan, son père ayant été muté là-bas lorsqu’il travaillait pour la marine royale thaïe. Elle est en poste depuis le 10 Octobre, tout comme les deux autres vice gouverneurs. Son mari a récemment été nommé directeur adjoint du département du cadastre de Phuket. 

La vice-gouverneur Siwaporn a obtenu une maitrise de droit de l’université Thammasat et une maitrise d’administration publique de l’université de Burapha. 


Elle a débuté sa carrière en 1987 au département du cadastre. Elle a travaillé dans différentes provinces du pays, dont Phuket, avant d’être nommée vice-gouverneur de Phuket. Auparavant elle travaillait en tant qu’inspecteur au département du cadastre de Bangkok. 

Aujourd’hui, elle aborde avec nous les différents aspects et challenges de sa position de haut dignitaire.


Ayant travaillé au département du cadastre avant d’être nommée vice-gouverneur, je n’ai jamais considéré devoir agir différemment des hommes, dans mon domaine de compétence. Mais je dois admettre qu’il y a des différences entre les hommes et les femmes sur le lieu de travail. Je me suis toujours efforcée d’être meilleure et plus forte. Dans mon rôle de vice-gouverneur, je dois mener des inspections. Je dois me maintenir prête a chaque instant, dans n’importe quelle situation. 

Je crois que du moment que je fais de mon mieux, personne ne peut rien dire. J’ai toujours été honnête dans mon travail et toujours donné le meilleur de moi-même. Si nous commençons à choisir quel emploi est fait pour un homme et quel emploi est fait pour une femme, nous n’irons nulle part. Lorsque j’étais inspecteur, je n’ai jamais souhaité travaille ailleurs, j’ai été désignée et j’ai fait ce que j’avais à faire.

Une fois devenue responsable du bureau du cadastre, j’ai choisi de travailler à Sisaket, une province du nord est de la Thaïlande. Beaucoup m’ont demandé pourquoi, en tant que femme, j’avais choisi cette province, qui était très éloignée de tout ce qui m’était familier. L’important est que je n’ai jamais considéré cela comme un travail d’homme ou un travail de femme. Je pense que la qualité du travail fourni doit être le seul indicateur du respect et de l’approbation que l’on gagne. 

J’admets volontiers que vice-gouverneur est un travail très diffèrent de mes précédents postes, mais j’ai fait des recherches au cours des semaines passées et ai rapidement appris ce que je devais faire ici sur l’ile. Comme me l’a demandé le gouverneur Chokchai Dejamornthan, je suis chargée des questions économiques et sociétales. C’est un vaste sujet qui demande la coordination de nombreux services pour que le boulot soit fait. 

Ces domaines sont interconnectés de différentes manières. Les questions sociétales concernent les travailleurs migrants et aussi la sécurité sociale. Cet aspect est lié à l’économie et au tourisme. Donc plusieurs départements sont impliqués dans ces processus et nous devons travailler tous ensemble. Chaque département a ses propres responsabilités et sa propre autorité. Je suis le point de contact et doit m’assurer que tous les aspects d’une situation sont bien évalués et pris en considération. Cela permet de prévenir des opinion uniques ou biaisées. 

Je comprends que le gouvernement instaure des procédures et des règles qui doivent être respectées. Cependant, lorsque les choses durent, parfois, mon travail est de faire en sorte que chaque département fasse ce qu’il faut pour conclure les démarches. 

Une des choses les plus importantes, de mon point de vue, est de disposer de suffisamment de données. Si nous travaillons dans la confusion, avec des informations inexactes ou compliquées à obtenir, cela a un impact sur les décisions importantes devant être prises et cela provoque des retards ou des erreurs. C’est pourquoi je demande à chaque département que je supervise de se doter de bases de données et d’informations à jour. Il est également important de connecter ces informations pour les rendre accessibles aux autres, pour que tous ces départements puissent en bénéficier et fournir le meilleur service possible aux populations. 

Par exemple, l’association du tourisme enregistre un grand nombre de touristes, tandis que les associations d’hôteliers peuvent avoir des informations complètement différentes. Donc nous devons trouver un moyen de savoir quelles informations sont manquantes et pourquoi, pour obtenir un fichier cohérent et complet. Le gouverneur Chokchai a exprimé un point de vue similaire au mien en parlant du concept d’information unique. Je sais que c’est compliqué et que cela prend du temps, mais nous le ferons. 

Notre premier challenge est de définir comment mettre à jour les bases de données de tous ces départements, officiels et privés. Mon travail est d’autant plus compliqué lorsque nous n’avons que des informations obsolètes sur lesquelles nous baser. Il est essentiel pour moi d’en savoir le plus possible, de manière à prendre des décisions en toute connaissance de cause. 

Je me rappelle toujours des enseignements de Sa Majesté pour orienter mon travail. Chaque officiel a déjà fait face à ce problème au cours de sa carrière : il se voient travailler dur mais ne voient pas leur travail aboutir. Donc je pense aux mots de Sa Majesté “Nous travaillons pour remplir notre tâche, pas pour les récompenses. Faire de notre mieux est la plus grande récompense que l’on peut obtenir”. 

J’ai lu ces mots lorsque j’étais très jeune. Parfois, j’ai eu l’impression de faire un très bon travail, sans obtenir de promotion, alors que les autres autour de moi étaient promus même s’ils n’avaient pas autant travaillé. Donc je me souviens toujours de ces paroles qui m’inspirent. 

Un autre enseignement de Sa Majesté est que nous devons avoir des connaissances dans trois domaines : théorie, coordination et pratique. Ce sont les compétences les plus utiles de toutes. 

Comme je l’ai déjà dit, nous ne pouvons pas travailler seul. Nous devons nous lier, nous connecter aux autres. Ni le gouvernement ni le secteur privé ne peuvent travailler seuls dans leur coin. Cela concerne aussi les médias. Nous devons tous communautariser notre savoir et nos ressources, et travailler ensemble pour avancer. 


Article original : Chutharat Plerin / Phuket Gazette

Photo from - Chutharat Plerin

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