Les touristes de Phuket, un fléau ?

Information Phuket Thaïlande

Les touristes de Phuket, un fléau ?
04 Novembre
2016

Peu à peu la pluie cesse, l’atmosphère change, les gens sont différents, et, le carnaval approchant va nous apporter dans ses cortèges un flot de touristes toujours plus important.

Chaque année toujours plus populaire auprès des vacanciers du monde entier en quête de soleil, de chaleur, de plage, de mer turquoise, de bons petits plats, de culture et de fêtes, le tourisme en Thaïlande est encore et toujours en plein boum. Phuket, destination majeure en Thaïlande ne fera bien évidemment pas exception à la règle et c’est par million que vont déferler des touristes afin de profiter de ce petit bout de paradis.

Si la perspective de vacances ensoleillées fait bien évidemment le bonheur de tous ces futurs visiteurs, c’est aussi un réel bouleversement pour tous les résidents de l’ile, locaux et expats, qui voient leur confort et leur style de vie changer radicalement dès le début de la saison haute. Embouteillages sur des routes déjà très encombrées, plages bondées, prix qui flambent… et en prime la joie toute relative de devoir cohabiter avec ses cohortes de touristes fraîchement débarqué des quatre coins du monde.

En-tête, bien évidemment les Chinois qui représente le plus gros contingent de touristes étrangers se rendant à Phuket, ainsi que des touristes venus du Sud-Est asiatique, puis des Européens, les russes suivis de près par des français, des britanniques des allemands… et bien d’autres parmi lesquels australiens, canadiens, américains, sud-américains etc.

Il est évident que tout le monde aura son petit avis personnel quant à ces touristes et sera très heureux de le partager. Les locaux qu’il soient thaïs ou expats s’en accommodent, tout du moins font avec, puisqu’une grande partie de l’économie et de l’emploi dépend du tourisme, disons que bon gré mal gré il n’ont de toute façon pas trop le choix et doivent s’y attendre. Les touristes eux même ont toujours un petit mot ‘gentil’ à glisser pour leurs homologues avec lesquels ils seront amenés à cohabiter et qu’ils croiseront sur les routes, sur les plages ou dans une file d’attente.

Parmi toutes ces nouvelles têtes, lesquelles sont les plus supportables et lesquels sont les plus désagréables ? Un petit palmarès non scientifique et non exhaustif va bien évidemment concernés les plus nombreux d’entre eux, les plus remarqués et remarquables, à savoir les chinois, les russes et les français.

Bien sûr, nous en voyons défiler du touriste et chacun a sa spécificité, et les premières idées qui viennent à l’esprit dessinent un tableau alléchant. Les Russes sont très sur d’eux et s’imposent, les chinois sont excessivement nombreux et plutôt irrespectueux quant aux français ils ne ternissent pas leur éternelle réputation clichée de râleurs arrogants. Une belle brochette tout ça.

À première vue la palme reviendrait aux chinois !

En quantité hallucinante voire inimaginable, les Chinois ont cet exceptionnel talent de ne jamais voyager seuls. Lorsqu’un chinois vient visiter Phuket, il y en aura 150 autres derrière lui, un chinois en vacances ce n’est pas un individu, c’est un groupe. Ce nombre, effarant pour le commun des mortels, se fait d’autant plus remarquer que même durant leur séjour ils ne se quittent jamais. On assiste çà et là à des scènes dignes d’un défilé de fête nationale, des files de plusieurs centaines de mètres en bord de route dès que l’un d’eux décide d’aller 7/11 acheter des nouilles, des enfilades de cars qui transportent tous ces visiteurs d’une attraction à une autre et des restaurants pris d’assaut.

 Exemple parfaitement édifiant, la plage d’Ao Sane, exemple parfait de  ce qui peut être perçu par certains (moi en tout cas) comme une  invasion : petite plage isolée et déserte au charme extraordinaire,  jusqu’à ce que les speed boat transportant tous ces touristes chinois  vers les îles avoisinantes débarquent déversant un flot incessant de  touristes, littéralement des milliers de chinois allant et venant de la  plage jusqu’au parking et du parking jusqu’à la plage, de quoi bien  gâcher un moment d’une tranquillité sans pareil.

 Par ailleurs et conséquence sublimée de leur nombre envahissant, ils  montrent une éducation et un respect très relatifs envers tout, humain ou pas. Nous avons tous pesté après des chinois, bruyants, sales, impolis, sans gêne… Cette réputation de piètres touristes est très répandue à travers la communauté touristique et également parmi les locaux. Il est clairement établi que les thaïs ne supportent les Chinois que par et pour le tourisme, parce qu’ils viennent en nombre et dépensent beaucoup. Ces critères mis à part l’inimitié est manifeste.

 Mais en ce qui concerne les Chinois on ne peut simplement pas s’attarder  que sur leur nombre. Ces malheureux semblent visiblement les victimes  de tout ce qui peut se produire à Phuket, accident de car, freins qui  lâchent, bateau qui coule, guide clandestin, bateau qui prend feu,  empoisonnement alimentaire massif… dès qu’il se produit la moindre  petite chose, aussi minime soit-elle, c’est pour les chinois. Vous vous en  êtes aperçus en lisant notre site, et avouons-le, au bout d’un moment ça  fait sourire. Encore des chinois ! D’ailleurs pour une sécurité maximale il  vaut mieux ne pas utiliser de moyens de transports en compagnie de  chinois, il y a de fortes probabilités que quelque chose se passe.

Et comment parler des Chinois sans évoquer leurs qualités de nageur. C’est un fait, les chinois ne savent pas nager ! Preuve en est le nombre de noyades et d’intervention des sauveteurs qui leurs sont attribuées.

Les russes font également partie de ces touristes attisant la controverse.

Il est vrai que les russes à Phuket restent 100% russes, avec tout le folklore qui va avec. De tout temps critiqués pour une raison ou une autre, probablement par méconnaissance, l’inconscient collectif nous les présente comme des brutes sans éducation prompt à utiliser la manière forte. L’ours russe est bien là. Avec leur image de dominateurs prêts à conquérir le monde en utilisant la force nucléaire s’il le faut (rassurez-vous probablement pas à Phuket, et très probablement pas ailleurs non plus), ils ont tendance à être plutôt directs. Face à un, et même a une russe, le ton peut vite monter si les poings ne sont pas déjà sortis. Nous l’avons vu récemment avec des bagarres contre les taxis ou lorsqu’ils lancent des pavés.

Cette sensation de supériorité déjà évoquée se remarque également sur les routes. Il est impressionnant de constater que beaucoup d’accidents, voiture moto scooter confondus, auteur ou victime, impliquent des russes.

Un russe ça s’impose. Ils n’acceptent pas d’entendre un ‘non’ lorsqu’il demande quelque chose et vont être capable d’insister de manière exagérée pour avoir ce qu’ils veulent. Ce n’est pas au menu, c’est pas grave je veux ça quand même, il n’y a plus de place mais je veux y aller donc on va trouver une solution et j’irai, il y a la queue attend je vais voir et hop tiens je suis passé devant tout le monde (et personne ne dira rien ça peut terminer en bagarre générale) … Quand certains peuvent comprendre et accepter quelques petits désagréments, un russe ne laissera rien passer.

La sociologie du touriste russe est également très différente de celle du chinois ou du français. Les acteurs touristiques l’ont bien compris, parmi les thaïs on parle de plus en plus le russe et on traduit tout en cyrillique. Ces russes viennent pour dépenser gros, villas hyper luxe, meilleurs restaurants, limousine, hélicoptère… les statistiques sont formelles, ce sont les russes qui dépensent le plus.

Par ailleurs, il est très rare de voir un russe, la, tout seul. S’ils arrivent par paquet avec les charters Aviasale, et peuvent aussi parfois faire partie de groupes, la plupart des russes sont très facilement repérables. Hormis les femmes qui sont très jolies, la meilleure manière de repérer un ou des russes est de trouver des enfants. Le tourisme ça se fait en famille. La plupart des enfants que vous serez amenés à croiser sur les plages sont russes, et disposent déjà de cet étonnante capacité à savoir ce qu’ils veulent et à tout faire pour l’obtenir, tandis que les parents deviennent bizarrement moins catégoriques avec leur progéniture qu’avec le reste des gens qu’ils croisent. Bref si ça braille à coté de vous, il y a de très très grandes chances que ça soit en russe.

Au tour des français maintenant, parce que là aussi il y a beaucoup à dire.

En effet, puisque l’on parle des différents touristes et des impressions d’inconfort que ces derniers peuvent apporter, on ne peut bien évidemment pas éviter de parler des Français. Pourquoi ne pas être un petit peu fier, on est excellent dans ce domaine.

Les Français… Egal à eux même et à leur réputation, non pas une réputation de touristes, mais tout simplement La réputation de la population française dans son ensemble. Tout le monde le sait, que les français eux même soient d’accord pour ceux l’admettant ou pas d’accord s’ils décident de ne pas être objectifs, de toute manière le monde entier les qualifie d’arrogants, omniscients et très peu enclin à s’adapter, pour un français c’est le pays qui doit s’adapter à lui.

Tout cela se traduit par la qualité la plus mondialement reconnue aux français, ils vont râler. Bien sûr avec de la pudeur, donc suffisamment discrètement pour qu’on ne les entende pas trop mais suffisamment pour se faire remarquer. Pour un français, il y a toujours quelque chose qui ne va pas ! Et il aime le faire savoir. La plage est trop loin ! N’est qu’un exemple parmi la litanie du râleur français, « les trop » : trop cher, trop épicés, trop chaud, trop de pluie, trop de sable, trop froide… et les « pas » : pas d’ombre, pas de place, rien en français, personne ne parle français…

Amis français, on ne vous demande pas de parler thaï, mais un minimum d’anglais serait tout de même le bienvenu. A votre décharge, admettons que vous êtes de plus en plus nombreux soit à vous y mettre par obligation sinon les vacances seraient compliquées, ou à maitriser le langage international avant d’arriver. Au moins, cela permettra de se différencier des chinois ou des russes qui, je vous l’accorde, sont au même niveau sinon pire, surtout les chinois.

 Autre point, tout n’est pas cher ! Ses vacances il les joue aux encheres. Lorsque j’entends cette douce musique alors que  l’on vous demande 100 baths pour un repas délicieux, souvenez-vous avant de  faire le moindre commentaire de la petite vingtaine d’euros que vous avez laissé  dans un bistrot miteux pour un steak en caoutchouc et des frites congelées le tout  servi par la personne la plus désagréable du monde.

 Les Français sont confrontés à un déficit d’image flagrant. Preuve en fut la fausse  rumeur qui a circulé sur internet disant que le ministère du tourisme thaï songeait à  bannir les français de Thaïlande. Beaucoup y ont cru ce qui signifie que les  français sont probablement inconsciemment conscients de cette image négative.

 Autre point accablant, la terrible reputation du lover francais qui lui  colle a la  peau ; deux profils de touristes français sont à distinguer.  D’un cote une partie  d’entre eux, profitant de vacances familiales,  ou tranquilles, se reposer profiter  de  la plage et de la culture… sera  lésée par une image autrement plus triste  mais  très répandue pour  une autre catégorie de touristes français identifiés et  reconnus à  travers toute l’île, voire même tout le pays, qui vont passer leurs  après-midi à la plage en attendant que la vie nocturne de Bangla  Road et  autres  ‘red light districts’ et leurs bars coquinement  agrémentes puissent les  accueillir  pour en profiter sans aucune  retenue avant de terminer leur folle  soirée en  ruinant leur chambre  d’hôtel ou leur villa, chose qui n’est constaté  en nombre  quasiment  que parmi les touristes français. Je tiens à préciser  encore une fois  que bien que cela concerne des français, cela ne concerne  qu’une  infime  minorité d’entre eux, qui malheureusement véhicule une  image  bien triste. Si l’on  peut le rencontrer auprès d’autres communautés de touristes, c’est dans une bien moindre mesure.

Soyons d’accord il y a bien d’autres touristes à Phuket, des australiens qui se battent, des américains qui s’alcoolisent fortement et encore des anglais des allemands des asiatiques des japonais, mais qui font beaucoup plus rarement de grabuge.

Quoi qu’il en soit, il n’y a à proprement parler pas de bons ou de mauvais touristes, chinois russes français… Phuket est tellement internationalisée que tout le monde se fond dans le paysage et fait partie de la vie habitue de l’ile, et tous sans exception seront toujours les bienvenus à Phuket et en Thaïlande.

Geo

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